Youri Zaragoza et Nathan Howard, deux membres de la formation musicale Bonjour Brumaire, groupe qu’il faudra garder à l’œil dans les prochains mois… et les prochaines années ! (Photos: Éric Carrière)
Bonjour Brumaire: adieu « job » de jour
Youri Zaragoza travaillait comme responsable de l’inventaire dans une chaîne de magasins de vêtements, en France. Transféré au Québec il y a deux ans, il rencontre Nathan Howard, vendeur pour la même chaîne. Outre les fringues, les deux se découvrent une véritable passion pour la musique. Aujourd’hui, fini les vêtements. Bonjour Brumaire voit le jour.
Quatre portes à droite des bureaux de la compagnie musicale Indica records, sur le boulevard Saint-Laurent, il y a un petit café. Là, les deux meneurs de la formation Bonjour Brumaire nous y attendent. « On vient tout juste de terminer l’enregistrement de notre album, laisse savoir Youri, chanteur et guitariste de la formation. Je suis content que ce soit fini. La routine pendant quatre mois, on peut vivre avec, mais comme le “mastering” des pièces ne se fait qu’à la toute fin d’une séance d’enregistrement, on a toujours l’impression que les chansons ne sont jamais finies. Mais là, c’est fait. Enfin! »
Depuis novembre, Bonjour Brumaire, composé de Youri et Nathan, tous deux guitaristes, de même que François Lessard (batterie), Jordan Laroque (basse) et Béatrice Martin (claviers), est en studio pour l’enregistrement de son premier album, très attendu dans le milieu musical. Tous les qualificatifs ont été apposés à côté du nom Bonjour Brumaire: « Dans la trempe de Malajube », « Le prochain gros hit au Québec », « Sera à surveiller sur la scène mondiale ». Le « buzz » est énorme autour de ce groupe qui n’existait même pas il y a un an et demi! Youri et Nathan assurent que cette pression médiatique ne vient en rien altérer leur travail et le plaisir qu’ils éprouvent à jouer de la musique. « De toute façon, les gens recherchent toujours le prochain gros disque, le prochain gros band, affirme Youri. Mais je pense que l’important, pour un groupe, c’est de garder en tête que l’objectif principal de tout ça, c’est la musique et le plaisir que cela procure. Le reste n’est pas de notre ressort ni de notre contrôle. Alors, il ne faut pas trop écouter. »
Ce à quoi Nathan rétorque : « C’est vrai, ça ! En tant que société, on cherche toujours à progresser, dans notre façon de consommer et de voir la culture. On n’arrive pas à se contenter de ce qui est déjà établi. Et tu sais pourquoi ? Parce qu’il serait difficile d’admettre que finalement, le zénith de la musique, on l’a atteint entre 1968 et 1975, avec les Beatles et Led Zeppelin, et que depuis ce temps, il n’y a rien de vraiment bon qui s’est fait! La société ne peut accepter ça, alors on cherche le prochain gros groupe, celui qui révolutionnera la musique, celui qui ouvrira de nouveau les portes vers un nouveau style. On ne dit pas qu’on est ce groupe, mais c’est évident qu’on veut pousser les limites nous aussi, comme toutes les autres formations du monde. »
Le premier disque de Bonjour Brumaire, De la nature des foules, devrait sortir à la fin du mois ou au début d’avril. Les membres du groupe espèrent que les gens accueilleront favorablement leur travail. « On ne veut pas être une étoile filante, on vise une longue carrière, affirme Nathan. Et ce disque est la première étape pour y arriver. »
Brumaire ?
Le mois de brumaire était le deuxième mois du calendrier républicain français. Il correspondait à quelques jours près à la période allant du 22 octobre au 20 novembre du calendrier grégorien. Il tirait son nom « des brouillards et des brumes basses qui sont (...) la transsudation de la nature d'octobre en novembre », selon les termes du rapport présenté à la Convention nationale française chargée de la confection du nouveau calendrier.
POUR CONNAÎTRE BONJOUR BRUMAIRE:
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